Voici les points clés du rapport du Roi Mohammed VI sur le suivi de la mise en place de l'Observatoire africain des migrations au Maroc. 

Le rapport a été présenté par le chef du gouvernement, Saâdeddine Elotmani, lundi 10 février, devant le 33e Sommet ordinaire de L’Union africaine (UA), tenu à Addis-Abeba.

-L’Afrique est le continent le plus touché par le phénomène nouveau des "migrants climatiques"

"Les inondations, la sécheresse et autres effets du changement climatique chassent des millions d’Africaines et d’Africains de chez eux", explique le rapport. La migration en Afrique pâtit d’une "fausse perception" et elle est souvent uniquement associée à la pauvreté. 

Le document indique que l’Afrique est le continent le plus touché par le phénomène nouveau des "migrants climatiques": sur les 140 millions de migrants potentiels du fait du changement climatique, plus de la moitié (soit quelque 86 millions de personnes) pourrait appartenir à l’Afrique subsaharienne, d'ici à 2050.

 -La migration est un facteur de développement

Les migrants ont envoyé 529 milliards de dollars dans leurs pays d’origine en 2018. Toutefois, l’Afrique est le continent qui reçoit le moins d’envois de fonds avec un montant de 46 milliards de dollars, contre 143 milliards en Asie de l’est et Pacifique, 131 milliards de dollars en Asie du sud, 88 milliards de dollars en Amérique latine et 59 milliards de dollars en Europe et Asie orientale.

L’Afrique a les coûts les plus élevés au monde en matière d’envois de fonds, alors que l’objectif mondial est de 3%. Le continent a des coûts "très onéreux" qui s’élèvent à plus de 9%, sans connaître de tendance à la baisse. Ainsi, le transfert des fonds, qui représente un "potentiel inexploité", peut constituer un véritable levier pour le développement endogène du continent. 

D'autre part, la digitalisation des transferts de fonds doit s’accompagner d’une "traçabilité accrue" et d’une "utilisation productive et durable" de l’épargne par les diasporas, afin de créer de la richesse sur le long terme.

Par ailleurs, la contribution des migrants au développement "ne se fait pas à sens unique", elle contribue également au développement au sein des pays d’accueil.

-La migration internationale n’est pas africaine et la migration africaine est intracontinentale

Selon le rapport, moins de 14% seulement des migrants internationaux sont africains, soit moins d’un migrant sur cinq est africain. D'autre part, moins de 3% de la population africaine a émigré à l’international. Les trajectoires africaines ne sont pas Sud-Nord, mais Sud-Sud. Depuis 2005, la migration Sud-Sud a augmenté plus rapidement que la migration Sud-Nord.

-L’Observatoire africain des migrations vient en réponse à un besoin structurel en matière de données fiables sur les migrations

Les données sur les migrations sont aussi rares qu’essentielles. Ainsi, l’Observatoire s'articule autour d’une triple fonction de: compréhension, d’anticipation et d’action. 

D'un autre côté, étant un instrument africain en faveur de la coordination, l’Observatoire implique une double coordination: au niveau national entre les différents départements, et au niveau continental entre les différentes communautés économiques régionales.

Ainsi, il dote l’Afrique d’un levier de développement: les données permettent de connaître le degré d’influence des migrants sur les différents secteurs-clés pour le développement, d’évaluer les politiques publiques des pays africains dans ces secteurs économiques et de renforcer l’impact des migrations sur le développement, aussi bien pour les pays d’origine que d’accueil.

-Le Maroc est disposé à partager son expérience nationale en matière de gestion migratoire

Le Maroc est reconnu par les Nations unies comme modèle pouvant inspirer d’autres pays. Dans ce sens, la politique migratoire du Maroc constitue une dimension fondamentale de la politique africaine du Royaume, en ce qu’elle vise, entre autres, à lutter contre les causes profondes de la migration.

-Le Maroc propose d’accueillir le 10 décembre 2020 le 1er Forum régional africain pour la mise en œuvre du Pacte de Marrakech

Le forum servira de réunion préparatoire africaine au Forum d’examen des migrations internationales de 2022.

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Voici les points clés du rapport du Roi Mohammed VI sur le suivi de la mise en place de l'Observatoire africain des migrations au Maroc. 

Le rapport a été présenté par le chef du gouvernement, Saâdeddine Elotmani, lundi 10 février, devant le 33e Sommet ordinaire de L’Union africaine (UA), tenu à Addis-Abeba.

-L’Afrique est le continent le plus touché par le phénomène nouveau des "migrants climatiques"

"Les inondations, la sécheresse et autres effets du changement climatique chassent des millions d’Africaines et d’Africains de chez eux", explique le rapport. La migration en Afrique pâtit d’une "fausse perception" et elle est souvent uniquement associée à la pauvreté. 

Le document indique que l’Afrique est le continent le plus touché par le phénomène nouveau des "migrants climatiques": sur les 140 millions de migrants potentiels du fait du changement climatique, plus de la moitié (soit quelque 86 millions de personnes) pourrait appartenir à l’Afrique subsaharienne, d'ici à 2050.

 -La migration est un facteur de développement

Les migrants ont envoyé 529 milliards de dollars dans leurs pays d’origine en 2018. Toutefois, l’Afrique est le continent qui reçoit le moins d’envois de fonds avec un montant de 46 milliards de dollars, contre 143 milliards en Asie de l’est et Pacifique, 131 milliards de dollars en Asie du sud, 88 milliards de dollars en Amérique latine et 59 milliards de dollars en Europe et Asie orientale.

L’Afrique a les coûts les plus élevés au monde en matière d’envois de fonds, alors que l’objectif mondial est de 3%. Le continent a des coûts "très onéreux" qui s’élèvent à plus de 9%, sans connaître de tendance à la baisse. Ainsi, le transfert des fonds, qui représente un "potentiel inexploité", peut constituer un véritable levier pour le développement endogène du continent. 

D'autre part, la digitalisation des transferts de fonds doit s’accompagner d’une "traçabilité accrue" et d’une "utilisation productive et durable" de l’épargne par les diasporas, afin de créer de la richesse sur le long terme.

Par ailleurs, la contribution des migrants au développement "ne se fait pas à sens unique", elle contribue également au développement au sein des pays d’accueil.

-La migration internationale n’est pas africaine et la migration africaine est intracontinentale

Selon le rapport, moins de 14% seulement des migrants internationaux sont africains, soit moins d’un migrant sur cinq est africain. D'autre part, moins de 3% de la population africaine a émigré à l’international. Les trajectoires africaines ne sont pas Sud-Nord, mais Sud-Sud. Depuis 2005, la migration Sud-Sud a augmenté plus rapidement que la migration Sud-Nord.

-L’Observatoire africain des migrations vient en réponse à un besoin structurel en matière de données fiables sur les migrations

Les données sur les migrations sont aussi rares qu’essentielles. Ainsi, l’Observatoire s'articule autour d’une triple fonction de: compréhension, d’anticipation et d’action. 

D'un autre côté, étant un instrument africain en faveur de la coordination, l’Observatoire implique une double coordination: au niveau national entre les différents départements, et au niveau continental entre les différentes communautés économiques régionales.

Ainsi, il dote l’Afrique d’un levier de développement: les données permettent de connaître le degré d’influence des migrants sur les différents secteurs-clés pour le développement, d’évaluer les politiques publiques des pays africains dans ces secteurs économiques et de renforcer l’impact des migrations sur le développement, aussi bien pour les pays d’origine que d’accueil.

-Le Maroc est disposé à partager son expérience nationale en matière de gestion migratoire

Le Maroc est reconnu par les Nations unies comme modèle pouvant inspirer d’autres pays. Dans ce sens, la politique migratoire du Maroc constitue une dimension fondamentale de la politique africaine du Royaume, en ce qu’elle vise, entre autres, à lutter contre les causes profondes de la migration.

-Le Maroc propose d’accueillir le 10 décembre 2020 le 1er Forum régional africain pour la mise en œuvre du Pacte de Marrakech

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