Mohamed Sajid: « l’UC va améliorer son score de 2011 »

Malgré une campagne peu audible, l’Union constitutionnelle est convaincu d’étoffer son groupe parlementaire. Le secrétaire général soutient que ce score permettra à son parti de peser davantage sur la scène politique pour porter ses valeurs et faire de l’UC un parti de gouvernement.

Mohamed Sajid: « l’UC va améliorer son score de 2011 »

Le 6 octobre 2016 à 15h35

Modifié 6 octobre 2016 à 15h35

Malgré une campagne peu audible, l’Union constitutionnelle est convaincu d’étoffer son groupe parlementaire. Le secrétaire général soutient que ce score permettra à son parti de peser davantage sur la scène politique pour porter ses valeurs et faire de l’UC un parti de gouvernement.

Médias24: Votre campagne est à votre image, discrète. Ne craignez-vous pas qu’elle soit inaudible?

Mohamed Sajid: Nos candidats ont été très actifs sur le terrain et parmi eux, il y a beaucoup d’anciens parlementaires, dont le travail a été très apprécié par les habitants des circonscriptions. Notre campagne se veut pragmatique et n’est pas axée sur les beaux discours ni les shows populistes.

Il y a peut-être moins d’agitation médiatique autour de l’UC, mais nous préférons nous concentrer sur l’action. Je refuse de me prêter à des meetings populistes, car nous privilégions la discrétion et le travail sur le terrain.

-Quel score pensez-vous réaliser au soir du 7 octobre?

-Notre objectif est d’affirmer notre présence sur le champ politique marocain. L’UC qui avait 23 députés dans la précédente Chambre espère faire un score plus important que celui de 2011. Cela nous permettra de mieux nous positionner dans la future coalition gouvernementale, éventuellement.

-Une coalition gouvernementale avec qui?

-Nous avons décliné plusieurs dispositions dans notre programme électoral qui sont basées sur le pragmatisme. Elles sont réalisables avec n’importe quel parti de la future coalition, mais cela ne doit pas nous empêcher d’avoir des principes et de défendre des valeurs qui seront la base d’une alliance.

-Concrètement, vous ne fermez la porte ni au PAM ni au PJD?

-Pour l’instant, je préfère ne pas me prononcer sur ce sujet, car il est prématuré de parler de notre participation à une coalition portée par l’un de ces deux partis.

-Vous avez quand même plus d’affinités avec le camp moderniste que conservateur?

-L’UC refuse de s’inscrire dans l’exclusion ou la division de notre société, car l’essentiel est de trouver ce qui peut nous rassembler. Ce principe servira de base pour décider du nom de nos éventuels alliés.

-Que pensez-vous de ce que certains appellent la troisième voie, incarnée par la FGD?

-Je ne sais pas ce que veut dire 3e ou 4e voie, car nous avons toujours défendu le multipartisme. Dans la configuration actuelle, il y a 8 grands partis qui ne sont pas très éloignés en termes de nombre de sièges donc parler d’une troisième voie ne veut rien dire.

-Quid du RNI?

-Nous avons toujours été très proches de ce parti, avec qui nous avons même constitué un groupe parlementaire dans le passé. L’UC partage avec le RNI des valeurs sociétales, économiques … mais encore une fois, il est trop tôt pour affirmer que nous serons alliés dans le futur gouvernement.

-Que peut apporter à ses éventuels alliés l’UC, qui a toujours été un parti d’appoint?

-Pour faire court, notre expérience du pouvoir est un atout non négligeable. Je rappelle que notre parti a été à l’origine de plusieurs réalisations majeures au niveau gouvernemental, mais aussi local. L’UC a été le principal artisan de la loi 24-96 sur la libéralisation des télécommunications, adoptée en 1997.

-Certains prévoient pourtant votre effondrement au soir du scrutin?

-Je refuse de me prononcer sur le score que nous réaliserons, mais j’ai la conviction que l’UC va sensiblement améliorer son nombre de députés dans la prochaine Chambre des représentants. Au pire, nous garderons un groupe parlementaire.

-La démission d’un de vos plus fidèles lieutenants n’a pas été un coup dur difficile à surmonter?

-Il faut d’abord préciser que je n’ai pas accepté la démission d'Anouar Zyne et que je cultive l’espoir qu’il revienne dans la famille politique. C’est un élément brillant et je considère toujours que sa décision n’est pas définitive et irrévocable. Depuis mon arrivée à la tête du parti, ma priorité est de rassembler les forces vives de l’UC, qui se sont malheureusement éparpillées. 

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