Taxis à Casablanca: Khalid Safir impose des normes plus strictes

Comportement et devoirs envers les clients… A Casablanca, de nouvelles normes régissant la profession des taxis ont été édictées dans un arrêté du Wali. 

Taxis à Casablanca: Khalid Safir impose des normes plus strictes

Le 24 janvier 2017 à 19h27

Modifié 24 janvier 2017 à 19h27

Comportement et devoirs envers les clients… A Casablanca, de nouvelles normes régissant la profession des taxis ont été édictées dans un arrêté du Wali. 

Dans la capitale économique du Maroc, les "taximen" seront soumis à des normes plus strictes. A l'issue d'une réunion tenue dimanche 22 janvier, le Wali de Casablanca Khalid Safir et les instances syndicales de la profession se sont entendus sur la mise en œuvre de nouvelles règles, contenues dans un arrêté signé par le premier.

La profession était jusqu'à lors régie par deux arrêtés municipaux permanents. L'arrêté n°8 et le n°9/62, les deux datant de 1962. Désuets et peu appliqués, ces textes n'ont pas mis un terme à l'anarchie caractérisant le secteur dans la plus grande ville du pays. D'où leur abrogation par le nouvel arrêté.

Le bureau des taxis est l'organe exécutif des décisions relatives à la gestion des taxis. De ce fait, il est habilité à recevoir les plaintes des clients. Il est rattaché à la préfecture de police de Casablanca. Y siège un comité composé notamment du représentant du Wali et de celui du préfet de police.

Selon le litige et la gravité des griefs, le chauffeur peut se voir retirer temporairement ou définitivement le permis de confiance. Cela sans préjudice des sanctions pénales.

Exemple, le refus de transporter un client est punissable d'un mois de retrait. Mais le refus discriminatoire relève du Code pénal, avec comme sanction l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de mille deux cent à cinquante mille dirhams (article 431-2). Exception: le chauffeur peut refuser de transporter des personnes en état d'ivresse, comme le précise l'arrêté.

De même, le taximan peut transporter des personnes à l'itinéraires différents, sous réserve de leur approbation. Il ne peut en aucun cas imposer un itinéraire au client, sous peine de se faire retirer le permis pendant trois mois.

L'article 45 est bien accueilli par les professionnels qui y voient une manière de contrer les nouveaux services, tels Uber et Careem. En effet, il sanctionne tout transport de particuliers sans autorisation préalable. La sanction va jusqu'à la confiscation temporaire du véhicule utilisé. 

Par sa teneur, l'arrêté fait figure de code de conduite. Y compris vestimentaire. Les chauffeurs sont ainsi tenus "de faire preuve de tact, tout en étant présentables". Un uniforme est également envisagé.  L'objectif étant d'inspirer "confiance et quiétude au client". A la britannique. Les contrevenants risquent un mois de retrait.

Les plaintes seront répertoriées dans un registre dédié, de quoi mieux épingler les récidivistes.

Avant d'obtenir leur permis de confiance, les chauffeurs sont formés pendant un mois dans un centre de formation professionnelle (OFFPT).  Les "lauréats" peuvent également bénéficier de programmes de formation continue.

Une partie de l'arrêté se penche sur les critères techniques que doivent remplir les véhicules, dont le parc sera graduellement renouvelé, de manière à ne pas "miner l'esthétisme de la ville, ni porter atteinte à l'environnement". Les grands taxis dont l'âge dépasse 10 ans sont proscrits. Les petits taxis devant être exploités pour la première fois ne doivent pas avoir plus que cinq ans. Ils doivent tous être munis d'un GPS!

Ambitieux.

Nouveauté: Grands et petits taxis peuvent, sur arrêté du Wali, être utilisés à des fins publicitaires. Un cahier des charges est dressé en ce sens par les services de la Wilaya, de concert avec la commune de Casablanca. 

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