Ces femmes au service de la sécurité du pays

De nombreuses femmes occupent des postes de responsabilité au sein des services de la Gendarmerie royale, de la police nationale ou encore de l'armée, assurant leur métier avec rigueur et professionnalisme. Voici quelques unes, dont les portraits ont été établis par l'Agence MAP. 

Ces femmes au service de la sécurité du pays

Le 8 mars 2021 à 15h40

Modifié 10 avril 2021 à 23h23

De nombreuses femmes occupent des postes de responsabilité au sein des services de la Gendarmerie royale, de la police nationale ou encore de l'armée, assurant leur métier avec rigueur et professionnalisme. Voici quelques unes, dont les portraits ont été établis par l'Agence MAP. 

L’officier de paix Rania Sabouni

Dans son uniforme réglementaire, Rania Sabouni se rend tous les matins sur son lieu de travail avec le groupement mobile de maintien de l’ordre (GMMO) 7 à la préfecture de police de Tétouan, qui relève de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Accéder aux rangs de la DGSN n’est pas le fruit du hasard pour elle. Née en 1994 à Oujda, Rania a pu décrocher deux licences dans deux domaines différents, l’un en sciences de l’éducation et l’autre en physique des énergies. Fin 2018, elle a intégré, avec mérite, l’Institut Royal de Police à Kénitra, où elle a poursuivi sa formation, pour rejoindre, début 2020, la préfecture de police de Tétouan, où elle a été affectée au GMMO. 

Rania fait partie de la première génération de policières à rejoindre les groupements mobiles de maintien de l’ordre, qui étaient, avant 2020, des services réservés aux hommes. 

Son travail consiste principalement en la coordination, d’une part, avec le commandement central et local, et d’autre part avec les fonctionnaires, en plus de la gestion des affaires des éléments de la sûreté relevant du GMMO, le suivi en examinant et en orientant les correspondances entrant et sortant et le suivi des affaires des services de la sûreté relevant du groupement.

L’inspecteur Rachida Maouss

Rachida Maouss est titulaire d’une licence professionnelle en gestion cinématographique et audiovisuelle. Après une formation à l’Institut Royal de Police (Kénitra), elle a accédé au corps de la Police nationale en tant qu’inspecteur principal, pour être nommée au service des accidents de la circulation à la Sûreté régionale de Ouarzazate.

Armée de ses connaissances dans le domaine juridique et d’une expérience de 11 ans, Mme Maouss assume plusieurs missions, dont l’accueil des usagers, l’organisation des registres, ainsi que l’élaboration des statistiques mensuelles et annuelles relatives aux accidents de la circulation.

La persévérance de Rachida lui a permis de faire face aux stéréotypes sur les femmes et de prouver que celles-ci peuvent assumer différentes fonctions, même celles qui étaient autrefois monopolisées par les hommes.

L’officier de police principale Rokaya Taibi

Rokaya Taibi est actuellement la seule femme à la tête d’un arrondissement de police au niveau de la préfecture de Fès, celui de Hay Hassani au district Bendebab-Ain Kadous, où sa mission consiste à préserver la sécurité des habitants.

Titulaire d’une licence en lettres à la faculté des lettres et des sciences humaines de Fès Dhar Mehrez, durant les années 90, et d’une formation de deux années à l’école française d’enseignement technique à Fès, l’officier principale a intégré le corps de la police par amour et conviction, en tant qu’assistante en 2000, avant d’être promue au grade d’officier de police sur concours en 2012.

Armée de rigueur et d’endurance, Rokaya Taibi, désignée en 2015 adjointe au chef d’arrondissement de police Hay Hassani, un quartier populaire de quelque 29.000 habitants, s’est fait un nom dans les rangs de police à Fès.

Alors officier de police judiciaire, Mme Taibi a participé à différentes descentes dans les foyers de débauche et de cafés servant le narguilé. Elle a également participé à la mise en échec d’opérations de trafic de drogue et de stupéfiants, des actions qui étaient jadis l’apanage des hommes. Elle a aussi exercé durant cinq ans en tant qu’agent de circulation. 

La jeune maître-chien Boutaina Mezrane

Courageuse, enthousiaste et affectueuse, telles sont les caractéristiques qui distinguent la jeune maître-chien maréchal des logis (MDL) gendarme, Boutaina Mezrane, qui n’hésite, à aucun moment, à prendre à bras le corps les différents défis liés à son métier.

Passionnée de chiens, Boutaina est amenée à veiller sur l’animal, l’entraîner à utiliser son flair, apprendre à décrypter ses réactions et à développer ses facultés.

En rejoignant le corps de la Gendarmerie Royale, elle s’est chargée durant une année du dressage des chiens militaires, et plus particulièrement les chiens détecteurs d’explosifs, avant d’en faire sa spécialité. 

Soukaina Ouizane, la cavalière de la Gendarmerie royale

Il n’est plus étonnant de voir des femmes parmi les éléments du groupement de cavalerie de la Gendarmerie royale, accomplir au mieux leurs missions, aux côtés des hommes, chargées de protéger les personnes et les biens, d’assurer l’ordre public et de veiller au respect de la loi. Le sergent Soukaina Ouaizane en fait partie.

L’accès à ce groupement requiert de passer par plusieurs étapes, consistant en premier lieu en une formation préliminaire destinée aux nouveaux gendarmes-cavaliers. Durant cette période, l’accent est mis sur les bases de l’équitation, les connaissances théoriques nécessaires à tout cavalier débutant, les connaissances pratiques renforçant la complicité « cavalier-cheval » et les pratiques professionnelles des unités montées de la Gendarmerie royale.

Les missions de ce groupement consistent principalement en l’assistance et secours, protection de l’environnement, protection des sites stratégiques, l’ordre public, collecte d’informations, ratissage et recherche des évadés, mais elles s’étendent aussi aux compétitions équestres, puisque depuis la création de cette unité, les cavaliers de la Gendarmerie royale ont marqué leur présence avec brio dans différentes manifestations sportives, couronnées par l’obtention de plusieurs médailles aux niveaux national et international.

Rania Sabti, l’instructrice de la Gendarmerie royale

Le lieutenant Rani Sabti est institutrice au centre de formation de la Gendarmerie royale à Benslimane, qui accueille actuellement 180 élèves-gendarmes de sexe féminin dans le cadre de sa 67e promotion.

Avant d’intégrer ce centre, elle a rejoint en 2018 l’école des officiers de la Gendarmerie royale de Casablanca, où elle a reçu une formation dans le domaine professionnel et juridique, suivie d’une formation pédagogique. 

Les matières programmées durant les deux années de formation portent sur 8 volets: formation militaire, éducation physique, formation juridique, droit international humanitaire, droits des femmes et des enfants, Code de la presse, et formation professionnelle générale. Pour ce qui est de la formation professionnelle spécialisée, elle comprend l’informatique, les correspondances administratives et militaires, le service interne et les langues (français, anglais et espagnol).

Nadia Alami et Sanae Ammari, deux figures de l’aéronautique

Le contrôle aérien, qui était autrefois l’apanage des masculins, est l’un des domaines qui a également été investi par les femmes. 

Sécuriser les couloirs aériens est une mission très sensible, voire décisive, car sans le contrôleur aérien, le pilote de l’avion est quasiment perdu. Le Lieutenant-Colonel Nadia Alami, contrôleuse de la circulation aérienne à la 3e Base aérienne des Forces royales air (3è BAFRA) de Kénitra, fait partie de cette élite qui rend la navigation aérienne possible.

« Le contrôle aérien c’est d’assurer d’une façon sûre et efficace l’écoulement du trafic aérien avec le maximum de sécurité pendant toute la durée du vol jusqu’à l’atterrissage. Le pilote reste en contact permanent avec le contrôleur aérien pour le guider », a-t-elle indiqué dans une déclaration à la chaîne d’information de la MAP.

Le sens de l’analyse et le réflexe pour détecter les problèmes et les gérer d’une façon rapide, dont fait preuve Mme Alami, s’avèrent ainsi essentiels pour mener à bien une telle mission. 

Chef du service contrôle et qualité au sous-groupement maintenance des avions à la 3e BAFRA, le Capitaine Sanae Ammari est, elle, une figure à part qui a choisi la mécanique des avions. Sa principale mission consiste à la vérification de la conformité d’exécution des travaux par rapport au référentiel ainsi que la formation continue des techniciens.

Après l’obtention de son diplôme en ingénierie aéronautique à l’École Royale de l’air (ERA), elle a entamé son parcours professionnel il y a 10 ans à la 3e base aérienne des FRA, en tant que chef d’équipe des visites périodiques des avions C-27 J, où elle a assuré la préparation, la gestion et le suivi des chantiers. Assurant par la suite le poste du chef de service technique, Sanae avait comme fonction principale la gestion et l’optimisation de la maintenance.

Hanae Zerouali, une pilote des FRA

Le Commandant Hanae Zerouali est pilote et monitrice de transport aérien militaire à la 3e Base aérienne des FRA (3e BAFRA) de Kénitra.

Pour elle, devenir experte en transport aérien militaire n’était pas une idée envisageable, car elle désirait être ingénieure d’Etat. Mais lorsqu’une opportunité s’est présentée à l’Ecole royale de l’air (ERA), elle l’a saisi sans hésitation, pour devenir à la fois ingénieur, pilote et officier militaire.

Avant d’intégrer le domaine de l’instruction, Hanae Zerouali a été commandant de bord sur l’avion C-130 des FRA. A présent, sa mission consiste à partager son expérience avec les jeunes pilotes, surtout à bord de son avion le King-R200, qui assure, entre autres, la mission d’appui au programme des pluies provoquées par l’ensemencement des nuages (opération Al-Ghait).

La Lieutenant-Colonel Ikram Habibi

Fondée le 1er novembre 1963, la Direction générale des services sociaux (DGSS) des Forces armées royales (FAR) a toujours accordé la part belle à la gent féminine, des assistantes sociales dotées du statut de militaires, dévouées au bien-être de leurs frères et sœurs d’armes et de leurs familles.

Ikram Habibi fait partie de ces soldats de l’ombre. Issue d’une famille de militaires et vouant une admiration sans limite pour son père, cette cheffe de la division de gestion des courriers et des documents au sein de la DGSS, a été imprégnée, depuis sa plus tendre enfance, par ce milieu, autrefois réservé aux hommes. Grâce à une éducation axée sur la discipline et la rigueur, Ikram s’est aisément frayée un chemin au sein des FAR en gravissant les échelons jusqu’à atteindre le grade de Lieutenant-Colonel dans son domaine de prédilection qui consiste à apporter aide et assistance aux militaires et à leurs familles.

Après avoir décroché son baccalauréat option sciences expérimentales en 1994, la Lieutenant-Colonel a rejoint la 16ème promotion du Centre d’instruction des services sociaux des FAR en qualité d’élève-officier assistante sociale, avant d’être affectée, au terme de sa formation, à la Délégation des services sociaux auprès de la Place d’armes d’Oujda. 

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