Neuf millions de DH pour documenter une quarantaine d’éléments du patrimoine culturel immatériel en 2021

Le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports a alloué 9 millions de DH pour la documentation d'une quarantaine d'éléments du patrimoine culturel immatériel national et prévoit recevoir toutes les études nécessaires d'ici fin 2021, apprend-on auprès de la direction du patrimoine culturel.

Neuf millions de DH pour documenter une quarantaine d’éléments du patrimoine culturel immatériel en 2021

Le 22 juin 2021 à 16h16

Modifié 24 juin 2021 à 10h18

Le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports a alloué 9 millions de DH pour la documentation d'une quarantaine d'éléments du patrimoine culturel immatériel national et prévoit recevoir toutes les études nécessaires d'ici fin 2021, apprend-on auprès de la direction du patrimoine culturel.

Contacté par Médias 24, Youssef Khiara, directeur du patrimoine culturel au Ministère de la Culture, jeunesse et sports, nous a donné plus de détails concernant la série d’études anthropologiques visant à documenter une quarantaine d’éléments du patrimoine culturel immatériel national.

9 millions de dirhams consacrés à ce projet

Concernant le budget, Youssef Khiara annonce que le ministère a alloué un budget de 9 millions de dirhams pour couvrir ces études patrimoniales et la réalisation des vidéos des éléments de la liste et ajoute que certaines études sont déjà en cours.

Il souligne qu’il s’agit d’une première liste et que le ministère va programmer chaque année des études similaires pour d’autres éléments, actuellement en attente.

La démarche du ministère pour rassembler les études nécessaires pour documenter cette quarantaine d’éléments consiste à recevoir des propositions des directions régionales dans la limite de 3 à 4 éléments par région avec des critères précis : En l’occurrence la diversité culturelle et régionale, l’état de l’élément (nécessite-t-il une sauvegarde urgente), le caractère collectif de l’élément (les éléments mobilisant plusieurs individus démarreront dès que les conditions sanitaires le permettront)..

“La mission première de notre département dans ce projet est la documentation et l’inventaire” explique Youssef Khiara “Nous alimentons par ces études les bases de données de l’inventaire général du patrimoine culturel national, accompagné d’un projet de refonte, de modélisation et de modernisation lancé cette année.”

Le ministère prévoit recevoir la quarantaine d’études d’ici fin 2021

Une fois l’élément documenté et inventorié, le ministère sera en mesure de prendre les décisions institutionnelles adéquates pour la sauvegarde de l’élément, l’identification des communautés et individus qui en sont porteurs, son intégration dans les activités du département et dans le développement local, l’admettre dans le backlog de la Convention 2003 de l’Unesco, appuyer les trésors humains vivants..

Il précise que chaque étude nécessite une durée de 2 à 5 mois, chacune selon la spécificité du sujet, l’étendue de l’élément et sa complexité.

“Nous comptons recevoir toutes les études d’ici décembre prochain.” précise la même source.

La Tbourida en tête des éléments à soumettre à l’Unesco en 2021

La « Tbourida » est en tête des éléments de la backlog qui seront soumis au comité d’évaluation au cours de l’année 2021, nous confie notre source. Cet élément sera suivi du « Melhoun » en 2022 puis des savoirs et savoir-faire liés aux « Khettaras ».

On précise que le le Maroc compte 10 éléments inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dont neuf sur la liste représentative et un sur la liste de la sauvegarde urgente. La procédure de la convention limite le nombre de dossier à évaluer chaque année à 50 pour toutes catégories confondues, soit un maximum d’un dossier par an par pays en moyenne.

Une affaire collective et communautaire

Le lancement de ces études est un appel à la mobilisation des communautés, groupes et individus. Le fondement de la Convention de 2003 de l’Unesco et la nature du patrimoine culturel immatériel est le rôle primordial des dépositaires de ce patrimoine. Leur implication est obligatoire, souligne Youssef Khiara, dans tout le processus d’inventaire et d’enregistrement. « Leur consentement est une condition sine qua non pour la réussite du projet. » ajoute t-il.

À travers ce projet, les chercheurs et réalisateurs donc sont appelés à prendre contact avec les dépositaires d’éléments du PCI, les identifier, les sensibiliser à prendre conscience de leur rôle et des actions qu’ils doivent entreprendre.

Enfin, une carte et une liste des éléments qui seront documentés par le ministère sont consultables sur ce lien.

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