Harcèlement sexuel à Settat : deux ans de prison ferme pour l’un des professeurs

Seul à être jugé par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Settat, ce professeur écope de deux ans de prison ferme, malgré le retrait de la plainte de la victime. L’audience des quatre autres professeurs, impliqués dans la même affaire, est prévue ce jeudi 13 janvier au tribunal de première instance de Settat.

Harcèlement sexuel à Settat : deux ans de prison ferme pour l’un des professeurs

Le 13 janvier 2022 à 13h42

Modifié 13 janvier 2022 à 15h01

Seul à être jugé par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Settat, ce professeur écope de deux ans de prison ferme, malgré le retrait de la plainte de la victime. L’audience des quatre autres professeurs, impliqués dans la même affaire, est prévue ce jeudi 13 janvier au tribunal de première instance de Settat.

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Settat a condamné, mercredi 12 janvier, un des professeurs universitaires, impliqués dans l’affaire « sexe contre bonnes notes », à deux années de prison ferme.

Poursuivi pour « attentat à la pudeur avec violence » et « harcèlement sexuel », ce professeur d’économie à la faculté Hassan Ier de Settat a été reconnu coupable malgré le désistement de la victime. Celle-ci a en effet renoncé à tous ses droits civils après « transaction » avec l’accusé.

Selon les informations recueillies par Médias24, cette jeune femme, âgée de 22 ans, avait filmé un de ses rapports sexuels avec ledit professeur qui, selon elle, « avait promis d’intervenir auprès d’autres professeurs pour réviser ses notes » et de retirer un procès-verbal de constatation de fraude à l’examen à son encontre. Des faits que ledit professeur a niés, assurant que leur « unique » rapport sexuel avait été consenti.

Lire aussi : L’affaire de Settat : récit d’un scandale qui ébranle les universités

Joint par Médias24, Mohamed El Omari, président du Réseau marocain des droits humains à Ben Ahmed, espère « une peine plus lourde en appel ».

Quant aux quatre autres professeurs impliqués dans la même affaire, l’audience est prévue ce jeudi 13 janvier. Contrairement à leur collègue accusé d’un crime, leur dossier est actuellement entre les mains du tribunal de première instance de Settat.

« Avec d’autres associations, le Réseau marocain des droits humains se constituera aujourd’hui en tant que partie civile au procès. Nous présenterons une requête pour demander l’incompétence du tribunal de première instance, car tous les éléments constitutifs de la traite d’êtres humains sont réunis. Les faits doivent être requalifiés en crimes et l’affaire doit être traitée comme un dossier criminel », explique M. El Omari.

La traite d’êtres humains par exploitation d’une situation de vulnérabilité et de besoin, par abus de fonction et de pouvoir aux fins d’exploitation sexuelle, avec habitude de la commettre, est passible d’un emprisonnement de dix à vingt ans et d’une amende allant de 100.000 à 1.000.000 de dirhams, conformément à l’article 448.3 du Code pénal.

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