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Algérie: souffrant, Bouteflika n'a pas reçu le prince héritier saoudien 

Mardi 4 décembre 2018 à 10h15
Algérie: souffrant, Bouteflika n'a pas reçu le prince héritier saoudien
 (Photo AFP)

Le président Abdelaziz Bouteflika, souffrant, n'a pu recevoir lundi 3 décembre, contrairement à ce qui était prévu, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, en visite à Alger, a annoncé la présidence citée par l'agence APS.

 

Le service de communication de la présidence, qui avait annoncé à l'AFP que les deux dirigeants se rencontreraient dans l'après-midi, n'a pas répondu dans l'immédiat aux appels après cette annulation.

Selon un communiqué de la présidence algérienne, cité par APS, le chef de l'Etat algérien "alité du fait d'une grippe aiguë, n'a pas pu recevoir comme prévu le prince héritier d'Arabie saoudite".

L'état de santé de M. Bouteflika, 81 ans, fait l'objet de nombreuses spéculations depuis qu'il a été victime en 2013 d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a considérablement réduit sa mobilité et son élocution.

Il sort depuis rarement de sa résidence médicalisée de Zeralda, ne s'exprime plus en public et reçoit peu de dignitaires étrangers.

En février 2017, une visite de la chancelière allemande Angela Merkel avait été reportée à la dernière minute en raison d'une "bronchite aiguë" du président algérien. Mme Merkel s'est finalement rendue en Algérie en septembre dernier et a été reçue par M. Bouteflika.

Arrivé dimanche soir à Alger, nouvelle étape de sa première tournée internationale depuis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Kashoggi début octobre, le prince héritier saoudien a été reçu lundi matin par le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, selon la présidence algérienne.

Cette visite a fait l'objet en Algérie de critiques d'intellectuels, de journalistes, d'oulémas et de partis d'opposition, qui ont rappelé que le prince est soupçonné d'avoir organisé le "crime abominable" de Jamal Khashoggi.

Ryad a reconnu que le journaliste saoudien avait été tué et démembré le 2 octobre à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul, mais dément toute implication du prince Ben Salmane.

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