C'est un événement sans précédent en République démocratique du Congo et rarissime en Afrique centrale: un candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, a été proclamé mercredi 9 janvier vainqueur de l'élection présidentielle à un tour trois fois reportée depuis fin 2016.

Au terme d'une très longue attente, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a déclaré M. Tshisekedi vainqueur avec 38,57% des voix, devant l'autre tête de l'opposition divisée, Martin Fayulu, avec 34,8%. Celui-ci a aussitôt contesté le résultat et dénoncé un "putsch électoral".

Selon les résultats officiels, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, est le président "provisoirement élu" qui doit succéder au chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, 47 ans.

Dans sa première prise de parole, M. Tshisekedi a rendu hommage au président sortant Joseph Kabila: "Aujourd'hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais plutôt comme un partenaire de l'alternance démocratique dans notre pays".

"Je suis heureux pour vous, peuple congolais. Ce processus tout le monde pensait qu'il allait déboucher sur les affrontements et les violences, à l'effusion de sang", a dit M. Tshisekedi.

"Personne ne pouvait imaginer un tel scenario au cours du quel un candidat d'opposition allait sortir victorieux", a-t-il ajouté.

Les résultats de la Céni peuvent encore faire l'objet de recours devant la Cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs.

La RDC, plus grand pays d'Afrique sub-saharienne, vit une double situation historique. C'est la première fois qu'un opposant est proclamé vainqueur d'une élection présidentielle après les deux élections de M. Kabila en 2006 et 2011.

C'était aussi la première fois que le président sortant acceptait de se retirer sous la pression de la Constitution et non des armes. M. Kabila ne pouvait pas briguer un troisième mandat.

(Avec AFP)

 

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C'est un événement sans précédent en République démocratique du Congo et rarissime en Afrique centrale: un candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, a été proclamé mercredi 9 janvier vainqueur de l'élection présidentielle à un tour trois fois reportée depuis fin 2016.
 

Au terme d'une très longue attente, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a déclaré M. Tshisekedi vainqueur avec 38,57% des voix, devant l'autre tête de l'opposition divisée, Martin Fayulu, avec 34,8%. Celui-ci a aussitôt contesté le résultat et dénoncé un "putsch électoral".

Selon les résultats officiels, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, est le président "provisoirement élu" qui doit succéder au chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, 47 ans.

Dans sa première prise de parole, M. Tshisekedi a rendu hommage au président sortant Joseph Kabila: "Aujourd'hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais plutôt comme un partenaire de l'alternance démocratique dans notre pays".

"Je suis heureux pour vous, peuple congolais. Ce processus tout le monde pensait qu'il allait déboucher sur les affrontements et les violences, à l'effusion de sang", a dit M. Tshisekedi.

"Personne ne pouvait imaginer un tel scenario au cours du quel un candidat d'opposition allait sortir victorieux", a-t-il ajouté.

Les résultats de la Céni peuvent encore faire l'objet de recours devant la Cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs.

La RDC, plus grand pays d'Afrique sub-saharienne, vit une double situation historique. C'est la première fois qu'un opposant est proclamé vainqueur d'une élection présidentielle après les deux élections de M. Kabila en 2006 et 2011.

C'était aussi la première fois que le président sortant acceptait de se retirer sous la pression de la Constitution et non des armes. M. Kabila ne pouvait pas briguer un troisième mandat.

(Avec AFP)

 

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