Menu
facebook twitter google
.
.

Le Maroc va prolonger le contrat du Gazoduc Maghreb-Europe en 2021, selon le ministre algérien de l'Energie  

Mardi 2 octobre 2018 à 11h24
Le Maroc va prolonger le contrat du Gazoduc Maghreb-Europe en 2021, selon le ministre algérien de l'Energie
 

Le Maroc va prolonger le contrat d'importation de gaz de l'Algérie a déclaré, lundi 1er octobre aux médias, Mustapha Guitouni, ministre algérien de l'Energie, rapporte Reuters. Il a rappelé qu'en 2021, le Maroc sera propriétaire du gazoduc.

 

M. Guitouni s'est exprimé après sa réunion avec Aziz Rebbah, ministre de l'Energie, des Mines et du Développement durable, dans le cadre les travaux du 11e Congrès arabe de l'énergie, organisé par l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (Opaep), à Marrakech. 

Selon le ministre algérien, d'autres réunions auront lieu pour négocier les termes du contrat.

"Nous avons discuté de l'approvisionnement en gaz et en électricité", a-t-il expliqué aux journalistes sans fournir d'autres détails. Le Maroc va s'approprier le gazoduc Maghreb-Europe en 2021, a-t-il ajouté, selon la même source.

Ces déclarations confirment ainsi les révélations faites par Médias24 dans un article précédent

En effet, le gazoduc Maghreb-Europe (GME) est propriété de l'Espagne jusqu'en 2020. En 2021, il devient propriété du Maroc. Il ne s'agit donc pas de la fin d'un contrat mais d'un changement de propriétaire. 

Rappelons que depuis son entrée en service en 1996, le gazoduc Maghreb-Europe, long de 1.300 km, part du gisement algérien de Hassi R’mel, traverse 540 km de territoire marocain avant de continuer sa route (maritime et terrestre) jusqu’à sa destination finale, Cordoue.

En échange du droit de passage du gaz algérien (13,5 milliards de mètres cubes par an), le Maroc perçoit, depuis 2011, une redevance annuelle, en nature, d’un demi-milliard de mètres cubes de gaz, soit près de la moitié de la consommation annuelle du Royaume.

La presse algérienne a rapporté récemment que son ministre de l’Energie a lancé, mercredi 12 septembre, un chantier de déviation du GME reliant directement l’Algérie à l’Espagne sans passer par le Maroc, et qui sera prêt en 2020.

Le ministre algérien a déclaré que le branchement du GME au gazoduc Medgaz (qui a une capacité de 8 MM m3/an) avait pour seul objectif d’accroître le volume des exportations gazières de l'Algérie. Les médias des deux pays (Maroc et Algérie) ont toutefois interprété ses déclarations comme une volonté de se préparer à la non-reconduction de l'accord de transport de gaz en 2021.

Lors d'une conférence de presse le 24 septembre dernier, Abdelmoumen Ould Kaddour, PDG de Sonatrach, a expliqué que "l'Algérie n'a aucun intérêt à couper le passage du gaz par le gazoduc Maghreb-Europe". "Au contraire, nous n'y avons aucun intérêt. Notre intérêt, c'est d'augmenter nos exportations. Nous avons lancé un deuxième gazoduc pour augmenter notre capacité et pas pour fermer la voie du gazoduc Maghreb-Europe existant", a-t-il ajouté. 

Ces rumeurs ont également été démenties par M. Guitouni, il y a quelques jours. 

.
Signaler une erreur
.
.

Quoi de neuf?

.
.
.

Quoi de neuf?

.
.
.
.
.
Close