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Afrique du sud: un millier de mineurs secourus après 30 heures sous terre 

Vendredi 2 février 2018 à 09h30
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Afrique du sud: un millier de mineurs secourus après 30 heures sous terre
 (Photo AFP)

Un millier de mineurs piégés sous terre pendant une trentaine d'heures, dans une mine d'or d'Afrique du sud à la suite d'une coupure de courant, sont remontés le 2 février à la surface sains et sauf. L'incident a relancé la controverse sur la sécurité de l'industrie minière.

 

Les ouvriers de la compagnie Sibanye Gold de Beatrix, près de la ville de Welkom (centre), étaient prisonniers des galeries de la mine depuis un violent orage survenu mercredi soir, qui avait coupé l'électricité et bloqué les ascenseurs.

Les générateurs, censés prendre le relais, n'ont pas tous fonctionné, piégeant l’équipe de nuit.

Le courant a finalement été rétabli vendredi vers 00H00 GMT, permettant la remise en marche des monte-charge.

En l'espace de moins de deux heures, les 955 mineurs encore bloqués ont été ramenés à la surface, selon le porte-parole de la compagnie James Wellsted. Aucun mort ou blessé grave n'est à déplorer. Quelques employés souffrent de déshydratation et de forte pression artérielle mais "rien de grave", a-t-il assuré à l'AFP.

Au lever du soleil, les mineurs ont quitté en bus, dans leur tenue de travail et casque sur la tête, le puits numéro 3. "Vous voyez comment les patrons nous traitent", a lancé l'un d'eux depuis un autobus.

Une jeune femme, elle, retrouvait le sourire après des heures d'angoisse. "On est soulagés", a-t-elle reconnu après avoir passé la nuit dans sa voiture, devant la mine, dans l'attente de nouvelles de son oncle.

L'incident a immédiatement relancé la controverse sur la sécurité de l'industrie minière.

"On aurait pu éviter" cet accident, a assuré un employé de la mine sous couvert d’anonymat. "Ils auraient dû avoir des générateurs qui fonctionnaient. La sécurité est le dernier de leur souci. Ce qui compte, c'est la production", a-t-il affirmé furieux.

L'Association du syndicat des mineurs (AMCU) a dénoncé "le manque de plans de secours à la mine en terme de sources alternatives d'électricité".

La principale centrale syndicale du pays, la Cosatu, a pour sa part demandé "une enquête" et exigé que la compagnie soit "tenue responsable pour négligence".

Les accidents miniers sont fréquents en Afrique du sud, qui possède les mines les plus profondes au monde. En 2015, 77 personnes y sont mortes, selon la Chambre sud-africaine des mines.

(Avec AFP)

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