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'Cette crise a clairement montré les limites de la mondialisation de certaines chaînes de valeur ; d'où l'impératif de poursuivre l'intégration régionale, estime le ministre délégué aux affaires étrangères.

Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, s’est exprimé ce jeudi 29 mai lors d’un webinaire sur les mesures sanitaires et économiques adoptées par le gouvernement dans le cadre de sa réponse à la crise liée au Covid-19.

Organisé par le Corporate Council on Africa (CCA), une organisation basée à Washington regroupant les entreprises américaines qui mènent des affaires en Afrique, le webinaire a également connu la présence de Amadou Hott, ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, qui a présenté les mesures prises par le Sénégal.

Mohcine Jazouli est d’abord revenu sur les derniers chiffres liés à la pandémie au Maroc. ''Le faible nombre de cas et de décès résulte des mesures radicales et préventives prises par le gouvernement assez précocement dans le cadre de cette épidémie'', a-t-il déclaré. ''Le taux de mortalité est de 2.6%. C’est l’un des plus bas au monde'', a-t-il ajouté.

Le secteur privé ''essentiel dans la réponse à la pandémie''

Le ministre délégué est également revenu sur les mesures économiques pour tenter de limiter la casse, notamment la création du Fonds Covid-19, dédié à la gestion des effets de la pandémie, et le Comité de veille économique (CVE) pour assurer le suivi de la situation économique et mettre en place les mesures nécessaires. ''Comme la plupart des autres pays, le Maroc fait face à une crise sans précédent en raison du ralentissement de l’activité économique'', a-t-il souligné.

Mohcine Jazouli a également souligné l’importance du secteur privé, ''essentiel dans la réponse à la pandémie'' : ''Des entreprises ont adapté leurs installations de production pour répondre à la demande croissante en termes de matériel médical et d’équipements.'' Le ministre a aussi rappelé le développement, par la Fondation marocaine pour les sciences avancées, l’innovation et la recherche (MASciR) et sa startup Moldiag, de kits de diagnostic, ainsi que la production de 500 respirateurs 100% marocains.

L’importance de la coopération panafricaine

Enfin, l’accent a été mis sur la coopération panafricaine, capitale en cette période de crise sanitaire. ''Cette crise a clairement montré les limites de la mondialisation de certaines chaînes de valeur ; d'où l'impératif de poursuivre l'intégration régionale afin de sécuriser l'approvisionnements de certains secteurs d’activité. Les pays africains auront besoin de compter sur leurs alliés traditionnels, qu’ils soient sur le continent ou ailleurs'', a déclaré le ministre.

Dans ce sens, il a rappelé l’initiative de chefs d’État africains proposée par le Roi Mohammed VI, visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie ; initiative basée sur l’action, l’échange d’expérience et de bonnes pratiques.

A titre d’exemple, Mohcine Jazouli a suggéré que ''des projets d'infrastructures communs puissent être conçus – dans des domaines essentiels comme les transports ou l’énergie – qui pourraient être financés par les États-Unis dans le cadre d’une coopération tripartite renforcée et exécutés par des consortiums locaux-américains''. ''Compte tenu de l’énorme potentiel de l’Afrique, du Maroc et des États-Unis, il est impératif que nous travaillions ensemble pour reconstruire nos économies et donner de l’espoir aux personnes qui ont perdu leur emploi ou qui de manière générale ont bataillé pour s’en sortir économiquement'', a-t-il conclu.

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'Cette crise a clairement montré les limites de la mondialisation de certaines chaînes de valeur ; d'où l'impératif de poursuivre l'intégration régionale, estime le ministre délégué aux affaires étrangères.

Mohcine Jazouli, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, s’est exprimé ce jeudi 29 mai lors d’un webinaire sur les mesures sanitaires et économiques adoptées par le gouvernement dans le cadre de sa réponse à la crise liée au Covid-19.

Organisé par le Corporate Council on Africa (CCA), une organisation basée à Washington regroupant les entreprises américaines qui mènent des affaires en Afrique, le webinaire a également connu la présence de Amadou Hott, ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, qui a présenté les mesures prises par le Sénégal.

Mohcine Jazouli est d’abord revenu sur les derniers chiffres liés à la pandémie au Maroc. ''Le faible nombre de cas et de décès résulte des mesures radicales et préventives prises par le gouvernement assez précocement dans le cadre de cette épidémie'', a-t-il déclaré. ''Le taux de mortalité est de 2.6%. C’est l’un des plus bas au monde'', a-t-il ajouté.

Le secteur privé ''essentiel dans la réponse à la pandémie''

Le ministre délégué est également revenu sur les mesures économiques pour tenter de limiter la casse, notamment la création du Fonds Covid-19, dédié à la gestion des effets de la pandémie, et le Comité de veille économique (CVE) pour assurer le suivi de la situation économique et mettre en place les mesures nécessaires. ''Comme la plupart des autres pays, le Maroc fait face à une crise sans précédent en raison du ralentissement de l’activité économique'', a-t-il souligné.

Mohcine Jazouli a également souligné l’importance du secteur privé, ''essentiel dans la réponse à la pandémie'' : ''Des entreprises ont adapté leurs installations de production pour répondre à la demande croissante en termes de matériel médical et d’équipements.'' Le ministre a aussi rappelé le développement, par la Fondation marocaine pour les sciences avancées, l’innovation et la recherche (MASciR) et sa startup Moldiag, de kits de diagnostic, ainsi que la production de 500 respirateurs 100% marocains.

L’importance de la coopération panafricaine

Enfin, l’accent a été mis sur la coopération panafricaine, capitale en cette période de crise sanitaire. ''Cette crise a clairement montré les limites de la mondialisation de certaines chaînes de valeur ; d'où l'impératif de poursuivre l'intégration régionale afin de sécuriser l'approvisionnements de certains secteurs d’activité. Les pays africains auront besoin de compter sur leurs alliés traditionnels, qu’ils soient sur le continent ou ailleurs'', a déclaré le ministre.

Dans ce sens, il a rappelé l’initiative de chefs d’État africains proposée par le Roi Mohammed VI, visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie ; initiative basée sur l’action, l’échange d’expérience et de bonnes pratiques.

A titre d’exemple, Mohcine Jazouli a suggéré que ''des projets d'infrastructures communs puissent être conçus – dans des domaines essentiels comme les transports ou l’énergie – qui pourraient être financés par les États-Unis dans le cadre d’une coopération tripartite renforcée et exécutés par des consortiums locaux-américains''. ''Compte tenu de l’énorme potentiel de l’Afrique, du Maroc et des États-Unis, il est impératif que nous travaillions ensemble pour reconstruire nos économies et donner de l’espoir aux personnes qui ont perdu leur emploi ou qui de manière générale ont bataillé pour s’en sortir économiquement'', a-t-il conclu.

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